lundi 19 juin 2017

Guertin et les Gagnants

Un vote n’est pas juste un vote.  Il est indicatif d’une position, d’une croyance ou d’une idéologie habituellement appuyée sur des faits, des valeurs ou d’une vision.  Ce n’est pas simple ou facile de se tenir debout dans un vent à contre-courant pour défendre parfois seule, ce que nous croyons être juste, bien et vrai. Rien n’est plus vrai que le vote et la position que j’ai tenu sur le projet de l’aréna Guertin, maintenant devenu simplement un 4 000 sièges et 3 glaces communautaires.
Un projet avec une place privilégiée dans le cœur des citoyens
Quelle tristesse de voir se dérouler librement la désinformation, la manipulation et l’opacité d’un projet qui occupait pourtant une place privilégiée dans le cœur et le rêve de la population. Plusieurs aspiraient à un édifice emblématique pour finalement donner à notre ville l’aura de grandeur et d’importance qu’elle occupe déjà dans nos vies. Maintenant réduite à un simple énoncé de «  voici ce dont vous avez besoin », ni plus ni moins. Que ferons-nous pour combler le désespoir grandissant au centre-ville? Très peu si nous continuons avec le maire actuel et son parti.
Une maquette du futur aréna Guertin.

Est-ce vraiment le pire projet pour nous Gatinoises et Gatinois? Je ne crois pas. Nous devons faire quelque chose, et vaut mieux agir que de ne rien faire, par contre à quel prix et pour qui vraiment.
Ce qui demeure le plus surprenant pour moi dans toute cette saga est l’interprétation que les médias font de mon travail. Un échec? Un gagnant et une perdante? Je vous avoue que je trouve l’interprétation fausse et mal orientée à savoir si c’est fait délibérément ou non, c’est questionnable. Voici donc un regard sur les succès et supposément échecs.
Regardez mes succès
  1. Dans le mandat précédent, je réussis à convaincre mes collègues de l’importance du pavillon communautaire. Un projet que je dois défendre à l’arrivée du nouveau maire et son parti politique; ils ne veulent pas du centre. Édifice construit à l’intérieur de l’échéancier et sur budget. Approuvé à la majorité
  2. Revoir le règlement des tags et graffiti de la ville en collaboration de la Commission Jeunesse, les fonctionnaires, des élus et la ville d’Ottawa. Voté unanimement.
  3. La mise en place d’une première cellule C-Vert à Gatineau en collaboration avec la polyvalente Nicolas Gatineau, la ville, la Fondation Brofman, C-Vert Montréal et la Commission Jeunesse.  Voté unanimement.
  4. Mis sur pied deux Associations de quartier
  5. Mis sur pied un comité pour contrer le vandalisme dans le quartier avec le service de police, le CHSLD, les entreprises du quartier, Ados Jeune, les services de loisirs de la ville et des citoyens pour aboutir avec un programme d’animation financé par la ville.  Un premier de ce genre dans un secteur plus anéanti. Résultat positif et les crimes sont à la baisse
  6. Un projet pilote pour les corridors scolaires travaillé avec des commissaires scolaires, les commissions scolaires, Vélo Québec, Sport Loisir Outaouais, d’autres élus et la ville. Voté unanimement pour 5 secteurs.
  7. Résolution pour former un comité de travail pour le projet Guertin. Voté à la majorité où le maire a exercé son droit de véto.
  8. Créé un OBNL pour défendre les droits des indépendants auprès de Québec en lien en autre avec le projet de loi 83. À l’intérieur des premiers 6 mois, réussir à recruter 20 membres dans la province, produire un mémoire, être l’interlocutrice principale à la Commission d’aménagement du territoire à Québec devant le ministre Coiteux. Le projet de loi est modifié pour permettre une année supplémentaire de financement pour les indépendants.
  9. La politique sur l’équité des genres. Réunis plus de 3 organismes du milieu, une membre du parti politique, des citoyennes, autres élues et candidats aux élections municipales, représentant d’une commission scolaire. Rejetée à la majorité.
  10. Opportunité d’affaire à l’international pour la ville de Gatineau. J’ai travaillé avec la FCM, ID Gatineau, Export Outaouais, lettre d’engagement et d’intérêt de 5 organismes qui œuvrent dans le domaine de l’économie, l’emploi, la diversité, le développement économique ou l’économie sociale et 10 entrepreneurs intéressés par l’exportation en Afrique. Rejeté à la majorité.


Il ne peut pas y avoir de changement sans idée
Maintenant vous parler du projet de loi sur un 4 000 sièges comme étant un échec mine ma crédibilité. Je vous dis en toute humilité que ma moyenne au bâton est meilleure que la moyenne et qu’un leader doit apporter des idées. Sans idée, il ne peut pas y avoir de changement et qu’il y a toujours une résistance au changement. 
Un vrai leader ne s’arrête pas devant les défis et il ne voit pas un non comme un échec, mais bien une opportunité de faire mieux. Thomas Edison a dit : « Je n’ai pas eu des échecs, mais bien 1 000 façons de comment ne pas faire une ampoule. »
Autre maquette du futur aréna Guertin.

Cherchons-nous vraiment un leader qui a peur d’échouer? Cherchons-nous une personne qui agit seulement lorsque le succès lui est garanti? 
Michael Jordan a raté 9 000 tirs, a perdu 300 matchs. Il a dit : «  26 fois on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore, et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi je réussis. »


Si vous pensez me définir par des initiatives échouées? Détrompez-vous.
Je suis une femme de conviction, de détermination, rassembleuse avec le courage de mener à terme ma vision tout en respectant mes valeurs et mon intégrité. 
Je vais continuer à servir les gens de ma ville pour faire de Gatineau la meilleure place à habiter, une place qui suscite la fierté pour sa qualité de vie, son potentiel économique et où la jeunesse a le goût de s’épanouir pour finalement y prendre sa retraite.

mercredi 22 février 2017



Mon plan pour nos arénas!


Je veux le meilleur pour notre ville! Je veux un complexe duquel on sera fier lorsqu’on le verra, lorsqu’on l’utilisera et qu’on en parlera à nos amis.

Nous devons faire trois choses pour y arriver: aller en appel d’offres pour s’assurer du meilleur prix, choisir le bon terrain et répondre à nos besoins.

Pouvons-nous garantir le meilleur prix sans appel d’offres? C’est impossible. D’ailleurs, c’est pour cette raison que les municipalités partout au Canada vont en appel d’offres pour la construction et la gestion de leurs multi-glaces. Gatineau ne réinvente pas la roue, mais joint les tendances. 

Pouvons-nous dire que nous répondons à tous nos besoins sans le plan de déploiement des arénas? C’est impossible! Pour bien définir nos besoins en arénas, nous devons avoir le rapport de la Commission du loisir et du sport. Nous le demandons depuis 2005!

Pouvons-nous honnêtement dire que le choix du terrain n’aura aucun impact sur le centre-ville? C’est aussi impossible. On nuit aux efforts des douze dernières années pour créer un centre-ville dans le secteur Hull. Avec les votes dans ce dossier, le conseil municipal transfère le pôle culturel avec un centre multifonctionnel à côté de la Maison de la culture. Il complète un pôle sportif où les compétitions internationales auront lieu. En plus, le complexe hôtelier aidera à compléter le pôle touristique. Bref, le nouveau centre-ville de Gatineau est à Place de la Cité.

Nous avons encore le temps de réussir un « tour du chapeau », comme Abramov l’a fait avec nos Olympiques la semaine passée. La solution est simple et je vous la propose. Un déploiement des arénas et ensuite, on part en appel d’offres pour une glace de 4000 sièges, avec l’option spectacle, pour le site Guertin actuel. On aura alors un catalyseur dans le centre-ville qui alimentera nos commerces à Hull. Tout comme à Ottawa, il est simple de comprendre le besoin d’infrastructures majeures pour nourrir notre centre-ville et compléter l’offre avec Ottawa.

C’est comme ça, mes chers amis, qu’on gère une ville avec une vue d’ensemble et qu’on répond aux besoins de tout le monde!

Dommage pour les citoyens qu’à Gatineau, le maire ne réalise même pas qu’il vient de déplacer le centre-ville du secteur Hull au secteur Gatineau. Il refait les rues Laval, Aubry et Kent, il a investi dans la patinoire du ruisseau de la Brasserie et a financé des logements pour des artistes sur la rue Morin. Voilà ce que le maire actuel a fait pour la revitalisation et la création de notre centre-ville depuis 4 ans. Il est clair qu’avec Pedneaud-Jobin, on est né pour un p’tit pain!

vendredi 14 octobre 2016

Compte-rendu de cette deuxième journée à Bogota!


Belle et longue journée que ce 13 octobre 2016! 















J'ai été panéliste à l'atelier Le développement économique local et la cohesion sociale: Presentation du Document d'Orientation Politique sur le Développement Economique Local.


Cette politique sur le rôle des gouvernements locaux dans le développement économique local est le résultat du groupe de travail de CGLU sur le développement économique local et du Fonds Andalou des Municipalités pour la Solidarité Internationale (FAMSI). La FCM est co-organisateur de l'atelier et un acteur principal dans l'élaboration de la politique qui sera votée pendant le forum.


Nous avons aussi discuté des objectifs du développement durable, un des points centraux de l'avenir de nos sociétés.

Je vous offre quelques photos, dont une du maire de Montréal Denis Coderre. 



 

mercredi 12 octobre 2016

Cérémonie d'ouverture du Forum mondial des dirigeants locaux et régionaux!

Le maire d'Istanbul Kadir Topbaş nous explique pourquoi les différences entres les villes et communautés n'existent plus. Nous devons travailler ensemble pour la paix, pour les droits, spécialement le droit à l'habitation.
Le président de la Colombie, Juan Manuel Santos

Bogota a une ligne de transport RT ligne et nous avons apporté cette idée à Istanbul. Nous ne pouvons plus juste s'appuyer sur le gouvernement. Les OBNL, entreprises et individus doivent participer et s'impliquer pour faire avancer les villes.L'urbanisation est la paisible cohabitation, dit le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Nous avons besoins des municipalités fortes et prospères si nous sommes pour atteindre nos objectifs durables. Le président de la république colombienne, Juan Manuel Santos, indique que les objectifs des villes à l’échelle humaine est d'avoir accès aux services sociaux, à l'eau, et autres. La paix n'est pas juste l'absence de violence, mais un bien-être. Il faut protéger l'environnement et prendre en main l'habitation sociale. Où va la Colombie? Vers le développement intégral, la rénovation urbaine et l'amélioration du transport en commun. Bogota compte 8 millions d'habitants et n'a pas de métro. Sauf qu'un projet de métro aérien est dans l'air, financé à 70% par le national et à 30% par la ville. C'est moins coûteux, plus rapide à construire et cela permet de transporter plus d'utilisateurs. La pierre angulaire du transport a Bogota, 100% électrique! Nous n'avons pas tous les mêmes besoins, mais nous pouvons créer des politiques communes lors de ce sommet.

Modern, intelligent transportation is a civilised and peaceful city. Think ahead of your citizen needs like a CEO. Proactive!

Le maire d'Istanbul, Kadir Topbaş

mercredi 21 septembre 2016

Voulez-vous plus de transparence? 

Voici mon allocution au conseil municipal d'hier soir, à Masson-Angers. 

« Place de la Cité et Tecumseh sont totalement inadaptés pour recevoir "Guertin".
Le stationnement est insuffisant et le transport en commun totalement inefficace pour s'y rendre à partir d'Aylmer, même de Hull.

Ça me semble poussé fort de dire que si on déménage Guertin on déménage le Centre-ville.
Faudrait savoir en même temps quelle est l'intention de la ville avec le terrain actuel de Guertin.

Bon je comprends, les Hullois tiennent à leur équipe et c'est bien. 
Mais ne pleurez pas quand les coûts astronomiques de la nouvelle construction sortiront
! »

Voici des extraits de la conversation qui se déroule en ce moment sur mon Facebook, et à laquelle je n'ai pas le droit de participer. Dans l’article du Droit paru lundi, j’ai demandé une consultation publique durant le processus pour que la population puisse s'exprimer (accès à l’information – des présentations publiques!)

Je dis encore que les élus ont le droit de jaser avec les Gatinoises et les Gatinois. C’est mon message.

-Pourquoi ne pas améliorer l'accessibilité à l'information en rendant l'information publique sur le site web?
-Une autre façon serait de remettre aux élus l’information plus tôt dans le processus pour que nous puissions la partager avec vous, avant les votes.
-Nous avons besoin d’avoir une conversation avec les gens, surtout sur les gros projets.  On aime ça jaser au Québec.  On jase sur tout, la température, le déneigement, alors pourquoi sur Guertin et le budget, sur comment on dépense votre argent!

C’est impossible en ce moment parce que les sessions de travail sont à huis clos et les présentations publiques sont immédiatement suivies d’un vote. Les organismes et les citoyens n'ont pas de place ni le temps de s’exprimer. Alors ils le font sur mon Facebook sans savoir si le sujet est pertinent ou pas, parce qu’ils ne connaissent rien de ce que l’on parle parce que c’est caché.

Jaser, ça ne coute rien! Jaser, ça n’ajoute pas de temps au processus de décision. Vous ne pouvez pas me dire le contraire. Regardez, ici ce soir, au conseil, on jase. Il faut parler aux gens pendant le processus, pas après que toutes les décisions soient prises. Il faut que vous soyez inclus dans le processus.

Et oui, nous sommes élus pour prendre des décisions. Soyez sans craintes, je suis plus que capable des prendre des décisions toute seule, mais pour moi c’est de vous respecter que de vouloir vous consulter. De vous donner la chance de vous exprimer c’est de respecter le citoyen qui suit la politique, le citoyen qui veut influencer, qui veut comprendre. C’est de la saine démocratie.

Donc, comme je disais, ça ne coûtera pas une fortune pour répondre à vos questions sur Facebook ou à vos courriels. Pour ceux qui ne veulent pas être consulté, vous pouvez vous réjouir, parce qu’en ce moment à la ville de Gatineau, le citoyen n’est pas inclus dans la conversation sur Guertin.

Par contre, si vous êtes de ceux qui veulent de l’information, qui veulent un processus transparent et avoir l’opportunité de parler avec vos élus sur le sujet, je vous invite à envoyer un courriel à votre conseillère ou votre conseiller, et surtout au maire, en demandant plus de transparence. 

Qui sait, peut-être allons-nous réussir à vous inclure dans le processus la prochaine fois.


Merci!

lundi 19 septembre 2016

Une véritable consultation sur Guertin

Nous demandons un document qui indique les avantages et les désavantages de chacun des scénarios proposés. Une audience publique qui permettrait à la population de s’exprimer sur le sujet. C'était d'ailleurs la proposition que j’avais formulée en conférence de presse en février 2011, en compagnie de Mireille Apollon et de Maxime Pedneaud-Jobin, alors conseiller municipal.


Je crois que cette demande est encore tout à fait pertinente aujourd’hui. Surtout si l'on considère que les sites qui seront analysés, tel que mentionné dans la chronique du 17 septembre de Patrick Duquette du quotidien Le Droit, contribueront à déplacer le centre-ville, tel qu'on le connaît actuellement.

Le déplacement du centre Guertin est d’une grande importance et pourrait avoir comme effet de déplacer le centre-ville du secteur de l’île de Hull au secteur Gatineau.

Mon message est simple et clair: avant de changer la vision de la grande ville et l’emplacement du centre-ville, nous devons respecter les citoyens et consulter la population.

En déplaçant le Centre multi dans un autre secteur qui regroupe déjà plusieurs infrastructures majeures, qui a déjà une bonne densité de résidences en plus d’avoir beaucoup de commerces de proximité et finalement le transport en commun à distance de marche, nous venons ancrer les concepts de centre-ville avec Guertin.

Nous venons enlever au secteur de Hull cet élément de revitalisation prouvé à Saskatoon, Kingston et London. Montréal a construit le nouveau stade dans son centre-ville et même Ottawa le fera. Je crois que la population de Hull et des autres secteurs a le droit de nous parler sur ce qu’ils en pensent.

Il faut avoir une vision grande ville et non seulement parler argent lorsque nous prenons une décision comme celle-ci. Si le site change de secteur comme stipulé dans l’article de Patrick Duquette, il faut reconnaître l’impact que ceci pourrait avoir sur l’ensemble de la ville et sur tous ses citoyens. Toujours en discuter à huis clos n’est pas synonyme de transparence et nous ne pouvons pas aller chercher l’appui des Gatinoises et des Gatinois.

Je reviens avec mon message: nous avons la responsabilité et le devoir de parler avec la population si nous déplaçons le centre-ville du secteur Hull au secteur Gatineau. Nous avons le temps, en attendant le projet de loi spéciale et que les derniers détails soient ficelés, d’ouvrir une conversation avec notre électorat dans une audience publique. C’est ce que je ferais et c’est ce que je demanderai si nous prenons cette direction.

Mon entrevue de ce matin sur le sujet avec Le Droit



lundi 12 septembre 2016

Excellente expérience au Forum mondial de l'économie sociale!


Voici le compte-rendu de ma participation au Forum de la semaine dernière. 

Si la première journée s'est définie avec pensons mondial et agissons local, la deuxième parlait surtout des circuit courts.  Bamako, comme plusieurs villes d'Afrique, fait face à des enjeux de taille. Le commerce informel limite les entrées de taxes et de ce fait, la capacité du gouvernement à agir sur la cueillette d'ordures, l'accessibilité à l'eau potable, la circulation et autres services attendus d'une municipalité. 

Le développement social assure que les ressources économiques mises en place demeurent dans la région en plus de bénéficier à la communauté.

J'ai assisté à l'atelier qui analysait la ville urbaine face à la ruralité. C'est un enjeu dans plusieurs centres urbains canadiens et même à l'intérieur d'une même frontière municipale comme Gatineau. Comment mesurer l'impact de la ruralité, ou l'agriculture sur le centre urbain? Il était fort intéressant d'entendre que le gouvernement québécois se pose les même questions et offre des réponses à cette question. Dans un contexte local pour nous à Gatineau, il faut réaliser que la ville obtient une plus grande valeur ou ristourne économique des MRC avoisinantes. La question qui est le leader économique de qui, se pose très bien au niveau régional. Dans cet exercice de défaire les mythes, on nous enseigne l'importance d'évaluer l'activité générée par le rural par rapport aux services consommés en ville par ce dernier. 

Le maire de Baie-St-Paul nous parle d'inclusion et le budget participatif de la journée précédente revient dans sa présentation. C'est une initiative que j'aborderai à l'étude du budget cet automne. À ce sujet, la ville de New-York a réussi avec un budget participatif à amener de nombreux New-Yorkais - surtout des personnes à faible revenu, des jeunes et des immigrants sans papiers - à voter sur la manière de répartir 30 millions de dollars dans leur quartier. 
 
À la suite de la présentation de la ville de Sherbrooke sur les circuits courts et comment lier les consommateurs aux producteurs, toute la question de la démocratisation de l'économie est soulevée avec l'économie sociale et les circuits courts. Il est clair qu'il existe une interdépendance non négligeable entre le rural et l'urbain. Malheureusement, nous sommes souvent témoins d'une compétition et non d'une complémentarité. Des exemples de réussite: les moutons de Paris, Agenda 21, les marchés de solidarité.

Dans l'après-midi une thématique féminine s'installe dans mes ateliers, où la potentialisation de la femme entrepreneure, les jeunes et les aînés sont considérés dans la planification économique.  L'agro-écologie est une approche politique en plus d'un outil politique. Voir Mali et Food Sovereignty -Équateur et Mali.


Voilà un compte rendu de ma participation au Forum social. Les grandes lignes demeurent pensez mondial mais agissez local

Solidifier les circuits courts avec des politiques d'achat local, la complémentarité du secteur rural et le développement collectif englobe les mutuelles, les coopératives et l'OBNL pour générer non seulement une conscience sociale, mais agir comme vecteur économique.  

Comme M. Coderre l'a si bien dit: Aujourd'hui, le développement social dépasse les discours de la gauche et de la droite du passé. Les gens peuvent être différents, mais unis avec l'économie sociale, nous devons être inclusifs
de tout.

Les 1 500 personnes présentes au Forum GSEF2016 à Montréal, provenaient de 330 villes de 62 pays. Ces leaders ont réaffirmé avec force qu’une ville plus intelligente, équitable et durable est possible et qu’un modèle de développement économique qui place l’être humain au centre de l’activité économique, sociale et politique existe. C'est ce qu'on appelle économie sociale et solidaire (ÉSS).

L’ÉSS vise simultanément l’efficacité économique, l’inclusion sociale, un développement durable et une participation accrue au fonctionnement de l’économie et du développement urbain. Les coopératives, les entreprises communautaires, les entreprises sociales, les mutuelles de crédit et d’assurance, la finance solidaire, les institutions à but non lucratif constituent ensemble l’ÉSS. Le secteur philanthropique et les investisseurs sociaux contribuent également à son développement. Bref, l’ÉSS englobe tous ceux qui ne placent pas le profit accru comme objectif principal ou exclusif de leurs activités économiques. Pour progresser, cette ÉSS doit prendre toute sa place aux côtés de l’économie privée et du secteur public.

mercredi 7 septembre 2016

Bonne première journée au Forum mondial de l’économie sociale!

Ces trois journées au 3e Forum mondial de l’économie sociale sont très bien remplies, laissez-moi vous dire!





En tant que représentante de la Fédération canadienne des municipalités, au Palais des congrès de Montréal, j’ai eu la chance de croiser plusieurs de nos membres aujourd’hui pour m’enquérir de leurs préoccupations.
Parlant de préoccupations, le logement social en est une de tous les instants. Le ministre fédéral du Développement social, Jean-Yves Duclos, est venu nous présenter la nouvelle politique des libéraux sur ce sujet épineux. D’ailleurs, en vous rendant au www.canada.ca, vous pouvez vous aussi participer à la mise en place de cette politique.

Le Forum est un événement riche en contenu avec une grande diversité internationale, autant dans ses panélistes que ses participants: 1400 personnes de 62 pays comprenant des représentants de plus de 320 municipalités. 

Une chance d'apprendre sur les pratiques dans les autres villes comme Montréal, qui vient tout juste de signer une entente pour inclure les entreprises d’économie sociale dans la liste des fournisseurs. Montréal a suivi Toronto dans cette initiative de meilleures pratiques.

Nous apprenions aussi que Granby a depuis longtemps une ferme urbaine avec un projet comme la Ferme Moore (jardin communautaire, éducation, volet jeunesse et scolaire, vente, en plus des surplus alimentaires donnés à la banque alimentaire).

Le maire de Séoul nous parlait des politiques pour soutenir les différentes formes d'économie sociale, les coopératives, les entreprises équitables et traditionnelles. Je repars avec une publication sur le sujet. Ce sera une bonne lecture informative.

Pour les maires de Mondrãgon, Séoul, Montréal et Bamako le concept d'entreprise sociale est applicable à toutes les sphères, cultures, logements, éducations, etc. L'économie sociale transcende les discours passés de la droite et de la gauche, c'est un vecteur de succès pour la solidarité, pour l'entreprenariat collectif.

À demain!