mardi 25 novembre 2014

Pas assez positif, ce Rapport Robillard

1.  Ce rapport aide le gouvernement à prendre des décisions importantes pour les finances de l’État. Nous devons attendre pour voir si les recommandations seront mises en places intégralement, ce qui, malheureusement, aurait pour effet de pelleter toute la responsabilité financière aux villes. Où est le vrai partenariat?


Les municipalités ne reçoivent PAS trop d’argent


2.  Le coût de mise en œuvre des services imposés aux municipalités par le provincial n’est pas tenu en compte nul part dans le rapport. C’est facile de dire que nous recevons trop d’argent, quand ils ne savent pas à combien se chiffre notre part de responsabilité.

3. Le rapport fait référence aux hausses des dépenses des municipalités sans calculer le pourcentage directement lié au désengagement de l’État ou dans l’imposition normative et réglementaire imposés aux villes.

Un quart versé aux villes, c’est nécessaire!


4.  Le rapport reproche qu’un quart des nouveaux argents dans le prochain budget devraient être versés aux municipalités. C’est normal : nous demeurons le plus important prestataire de service qui relève du provincial.
Photo  PC Jacques Boissinot, ministre Pierre Paradis

Notre industrie agricole reste importante


5.  Le rapport relève négativement la quantité de réussites entrepreneuriales dans l’industrie agricole québécoise en la comparant aux faillites plus élevées dans tous les autres secteurs. Drôle de soutient à un créneau économique important.


jeudi 23 octobre 2014

Les feuilles changent de couleurs en ce 23 octobre

Les feuilles changent de couleurs dans la région de la Capitale nationale tout comme dans le reste du pays. Mais le paysage n’est pas la seule chose à changer en ce 23 octobre 2014, la vie des Canadiens aussi!

Au lendemain des événements survenus à Ottawa, juste quelques jours après la tragédie à Saint-Jean-sur-Richelieu, ce qui s'est passé me laisse une inquiétude et une grande tristesse. Comme parents nous ressentons le besoin de protéger nos enfants, notre famille. Et dans notre pays, cette préoccupation s’étend à nos amis et connaissances.

Nous sommes et nous restons une nation libre


Il est difficile de concevoir notre nation autrement qu’une nation libre et munie de choix démocratiques. Cette liberté est soutenue entre autres par nos enfants, nos familles, nos amis militaires. Ils ont un rôle important à jouer pour maintenir notre liberté et ceci est encore plus vrai à la suite des événements survenus cette semaine.


Mais comme mère, je suis consciente que la sécurité et la liberté de nos enfants prend une autre réalité lorsqu’un de nos enfants s’engage à servir son pays. Nous croyons que les enfants sont en sécurité ici au Canada et en danger seulement lorsqu'ils sont déployés dans un pays en guerre. Comment gérer l’inquiétude lorsque l’ennemi est dans notre cour?

J'ai foi en nos bénévoles et en nos militaires

Bénévole pour l’Ambulance Saint-Jean, je côtoie régulièrement des militaires, eux aussi bénévoles, et je vous dirais que mon inquiétude va aussi pour eux. Ce sont des gens sur le terrain qui assurent notre sécurité dans leur travail et qui le font aussi bénévolement dans leur temps libre. Plusieurs sont présents avec leur famille comme secouristes lors des festivités gatinoises et ottaviennes.
Il faut aussi parler de nos citoyens militaires. Notre région accueille un grand nombre de familles venues servir leur pays. Je m’inquiète pour leur santé, leur qualité de vie et leur avenir. Ils sont présents dans nos associations, dans nos activités citoyennes, dans nos vies. 


Comme élue, je suis fière de les compter parmi mes citoyens, mes voisins, mes amis. 
Je suis tout de même rassurée que cette remise en question, cette capacité de ressentir de la tristesse, de la compassion pour notre voisin soient à la base de notre force et de nos valeurs. Cette capacité d'être solidaire et fier de notre identité face à l’adversité sera en fin de compte notre sauvegarde.

Je vous offre mon appui et mon espoir pour l'avenir

Il faut faire preuve de courage, d’empathie et surtout de sagesse pour assurer un avenir dessiné à notre image pour nos enfants et petits-enfants. Je tiens à vous offrir mon appui, mon écoute et surtout mon amitié pendant cette période difficile et je nous souhaite à tous la force et la détermination pour poursuivre notre vie démocratique! 


mercredi 15 octobre 2014

(10) Mon voyage en Afrique avec la Fédération canadienne des municipalités

Lundi matin, 6 octobre, nous restons à l’hôtel. Je vous avoue que je suis plus qu’heureuse d’avoir encore un peu de temps pour reprendre mon souffle ici à Ouagadougou. 

L'atelier de systématisation débute

Je déjeune légèrement avec mes collègues, puis je regagne ma chambre aussitôt le repas terminé. Avant de quitter pour l’atelier de systématisation, je prends encore un potage aux légumes. J’ai bien fait, car mon estomac ne pouvait pas supporter l’ensemble du menu offert à notre arrivée à l’AMBF,  l’Association des municipalités du Burkina Faso qui est l’hôte de l’atelier. C’est l’équivalent de notre Fédération canadienne des municipalités.   


Discours d’ouverture et remise de cadeaux

Le président de l’AMBF, son secrétaire générale, un représentant de l’ambassade du Canada au Burkina Faso, ainsi que moi-même, menons la cérémonie d’ouverture protocolaire. Je livre un autre discours, puis je remets de petits cadeaux de notre belle ville Gatineau au président en signe de remerciement pour son chaleureux accueil.

Les ateliers vont bon train

Pascal, Édith et Michel continuent le travail avec les maires et les autres participants. 



















Deux Gravol et un petit dodo

Malheureusement, un peu plus tard, je dois retourner à l’hôtel avec Édith pour soigner mon estomac qui ne va guère mieux. La solution : deux Gravol avalés et un dodo pour le reste de l’après-midi. 

Le soir venu, souper frugal à l’hôtel pour ménager mon système digestif. À table, Pascal en profite pour nous mettre à jour sur le travail accompli en atelier aujourd’hui et sur l’ordre du jour pour le lendemain.

Plus tard, je rédige un autre article pour mon blogue et je me couche. 
Demain, le départ se fait à 7 h 30, bonne nuit ! 

(9) Mon voyage en Afrique avec la Fédération canadienne des municipalités

Aujourd’hui dimanche 5 octobre 2014, tout est fermé ou presque, nous sommes en congé.

J’en profite pour faire la grasse matinée et reprendre mon retard avec mon blog et mes courriels. J’ai l’estomac fragile, je prends donc juste une soupe aux légumes pour dîner.









Le Centre culturel des artisanes

Pendant que Édith rencontre certaines personnes pour des projets, Aglaé et moi allons visiter le centre culturel où les artistes locaux exposent leurs œuvres.


C’est un endroit bien décoré avec des gros arbres, des trottoirs et des cases pour les artistes. Nous pouvons acheter des toiles peintes faite de batik, ou encore un collage avec de la ficelle, des sculptures sur bois d’ébène, cuivre ou bronze et des bijoux. Les artisanes n’y sont pas aujourd’hui, mais habituellement elles y vendent des tissus pour faire des boubous, des foulards et même des costumes prêts à porter. 




Si vous trouvez un bon tailleur...

Le tailleur occupe une place importante dans la société africaine, il fabrique une grande partie des vêtements portés par les Maliens et les Burkinabè. 

« Si vous trouvez un bon tailleur, il faut le garder! », comme dirait notre amie Aglaé.






Des Québécois en Afrique

La journée se déroule sans surprise, nous soupons au restaurant, pizza et un sorbet aux fruits exotiques. Résident du Burkina Faso depuis plus de 20 ans, le propriétaire français du restaurant connaît très bien notre coin du monde puisque sa fille habite Montréal. Je suis étonnée de rencontrer autant de gens qui habitaient Gatineau et le Québec avant de choisir l’Afrique comme nouvelle résidence.


Une très belle soirée pour notre équipe, demain le boulot recommence. Je suis au lit tôt, j’espère que demain ma digestion sera revenue à la normale.

mardi 14 octobre 2014

(8) Mon voyage en Afrique avec la Fédération canadienne des municipalités


Samedi 4 octobre, nous sommes prêts à partir à 7 h 30 de Bobo-Dioulasso

Le plan original était de prendre un vol interne d’une heure pour se rendre à la capitale Ouagadougou. Ce n’était pas prévu dans les astres puisque le vol est annulé. Nous prenons la route pour entamer 8 heures de trajet.

La route est tellement en mauvais état que nous devons réduire notre vitesse de 110 à 20 km et ceci sur de très grandes distances. 


C’est facile de voir que nous approchons d’un village parce que les gens marchent sur le bord de la grande route pour se rendre dans les petits marchés ou chez les commerçants locaux. 


Des chèvres, vaches, zébus, ânes et moutons sont dispersés à travers champs. Dans les villages, les poules, oies, canards et coqs circulent librement. 











Un pays d'abondance

Le Burkina Faso un pays d’abondance : les manguiers sauvages poussent partout et il y a beaucoup de bananiers, orangers, citronniers, ainsi que des noix de cajous, arachides, noix de coco et café pour en nommer que quelques un.


La Tabaski, fête musulmane comme notre Noë

Aujourd’hui, ce n’est pas un samedi pas comme les autres. C’est la Tabaski, une fête musulmane équivalente à notre Noël. Ici, les peuples chrétiens et islamistes cohabitent paisiblement et on y trouve même plusieurs mariages combinés. 

La fête est symbole de foi en Dieu qui avait demandé à Abraham de tuer son fils unique en signe de foi. Mais Dieu a reconnu la foi du père et du fils et en récompense, un mouton fut immolé. Chaque année à la Tabaski, on sacrifie le mouton en souvenir de cette histoire. 

Maintenant, vous comprenez pourquoi les marchés offraient tant de moutons. Nous croisons sur notre chemin des gens vêtues de leurs plus beaux habits en route pour la mosquée. Une cérémonie de prière est organisée pour cette journée dans tous les villages. Après la prière, tous, famille, amis et voisins sont invités à partager le mouton.


Crème solaire et lunettes au pays du soleil

L’Afrique, c’est aussi le pays du soleil qui plombe du matin au soir, le mercure grimpe au-delà de 30°C et l’humidité est accablante. Dans l’auto, nous gardons les fenêtres fermées, l’air climatisée ronronne jusqu’à notre arrivée à Ouagadougou, ville tentaculaire avec plus de 2 millions d’habitants. Malgré tout, elle semble mieux organisée que Bamako, on y voit des édifices à étages multiples et plus de rues pavées. Nous arrivons finalement à l’hôtel vers 14 h pour le déjeuner et un premier vrai repos depuis notre départ du Québec le 26 septembre.

En soirée, je déguste un poisson grillé à la Brésilienne avec frites qui, malheureusement, reviendra me hanter pour les deux prochains jours

Dodo tôt, demain je prendrai du Gravol ! Bonne nuit.

vendredi 10 octobre 2014

(7) Mon voyage en Afrique avec la Fédération canadienne des municipalités


Vendredi le 3 octobre, déjeuner à l’hôtel Canne à sucre, un endroit prisé par les voyageurs pour sa cuisine française. 

Nous commençons la journée en lion dans une réunion avec le maire de Banfora et plus de 20 personnes de toutes les sphères d’activités du programme : récipiendaires, représentants d’association, personnages politiques.


 Des entrepreneurs très impliqués

Dans cette ville, le programme bat son plein, la culture entrepreneuriale est intégrée dans le langage, dans l’action, et surtout, dans une vision. Ici comme ailleurs, les femmes dominent le marché de la transformation des produits agricoles et gèrent aussi le point de distribution. Les initiatives de développement économique sont divisées en trois axes : l’agriculture, le tourisme et les PME. Un comité de concertation regroupe un responsable et des élus pour chaque axe. Pour concrétiser les initiatives, ils doivent soutenir, promouvoir et régler les problèmes qui surviennent. C’est un partenariat entre les deux instances pour mener à terme les projets et assurer la pérennité du programme. Voilà une combinaison gagnante digne d’être reproduite dans notre ville !

Beloeil et des crocodiles

On nous remet deux dépliants touristiques produits avec l’aide de la municipalité de Beloeil, partenaire municipal pour cette commune.

La première annonce les cascades de Karfiguela et l’autre le lac aux hippopotames de Tengrela. Je placerai les informations sur mon site internet pour les voyageurs. 

Je suis déçue que les hippopotames ne soient pas visibles à la fin de la saison des pluies, mais ainsi va la vie africaine! Nous avons tout de même visité des huttes, et vu des crocodiles.










Le 8 mars revient à la femme, comme chez nous

Retour sur la rencontre. On parle de la foire économique en préparation et un entrepreneur soulève la problématique du 8 mars : « Le 8 mars est la journée de la femme et nous sommes en congé pour permettre à la femme de passer du temps en famille et profiter de sa journée. Nous devons changer la date pour nous assurer qu’elles seront aussi présentes. » 
J’ai immédiatement pris la parole : «  Vous avez la journée de congé ? Vous prenez encore le devant. Félicitations à vous tous pour reconnaître la contribution des femmes dans vos communautés! »   

Nous continuons sur le terrain avec des visites d’entreprises récipiendaires des fonds DEL. Visite d’un tailleur, d’un menuisier et des nouveaux locaux du Centre de développement économique de la ville.

Toussiana, ville magique au jardin urbain

Nous prenons la route pour notre prochaine rencontre à Toussiana, une ville où l’ambiance est magique ! Le maire était très heureux de nous accueillir avec son secrétaire général et son adjoint. Notre première visite est au jardin urbain, point focal de la ville, et à l’usine de transformation. Quel beau projet que cette combinaison d’agriculture et de développement économique et social. 


Nous avons rencontré plus de 20 participants sur la soixantaine de jeunes, de femmes et d’hommes au travail dans cet immense potager. Les femmes vont vendre les denrées au marché et une partie des bénéfices retourne à l’investissement économique et aux familles qui participent. 

Dans le jardin poussent des choux, des tomates, des concombres, du riz pluvial et tant d’autres variétés.














200 emplois à la transformation des aliments

La deuxième visite se fait à une des 8 usines de transformation de fruits et de légumes. 

Nous sommes étonnés de l’ampleur et la qualité des 
équipements dans cette usine où nous trouvons une vingtaine de séchoirs et trois gros tunnels dévoués au séchage. 




Un des défis est de diversifier la production pour que l’usine fonctionne plus que 4 mois. Plus de 200 emplois sont générés par ces usines qui transforment, entre autres, la mangue et la banane. 

C’est excitant d’entendre un maire décrire avec tant de passion les initiatives dans sa ville. Il est un homme qui habite sa commune, à l’écoute de ses citoyens et de leurs besoins, un aide réel à l’innovation. 

De retour à l’hôtel de ville, on nous a agréablement surpris avec un délicieux repas. Une belle journée de rencontre que nous terminons en partageant riz et poulet. Puis, le retour sur la route de Bobo-Dioulasso.

Demain la journée sur la route débute à 7 h 30, bonne nuit.