mercredi 15 octobre 2014

(10) Mon voyage en Afrique avec la Fédération canadienne des municipalités

Lundi matin, 6 octobre, nous restons à l’hôtel. Je vous avoue que je suis plus qu’heureuse d’avoir encore un peu de temps pour reprendre mon souffle ici à Ouagadougou. 

L'atelier de systématisation débute

Je déjeune légèrement avec mes collègues, puis je regagne ma chambre aussitôt le repas terminé. Avant de quitter pour l’atelier de systématisation, je prends encore un potage aux légumes. J’ai bien fait, car mon estomac ne pouvait pas supporter l’ensemble du menu offert à notre arrivée à l’AMBF,  l’Association des municipalités du Burkina Faso qui est l’hôte de l’atelier. C’est l’équivalent de notre Fédération canadienne des municipalités.   


Discours d’ouverture et remise de cadeaux

Le président de l’AMBF, son secrétaire générale, un représentant de l’ambassade du Canada au Burkina Faso, ainsi que moi-même, menons la cérémonie d’ouverture protocolaire. Je livre un autre discours, puis je remets de petits cadeaux de notre belle ville Gatineau au président en signe de remerciement pour son chaleureux accueil.

Les ateliers vont bon train

Pascal, Édith et Michel continuent le travail avec les maires et les autres participants. 



















Deux Gravol et un petit dodo

Malheureusement, un peu plus tard, je dois retourner à l’hôtel avec Édith pour soigner mon estomac qui ne va guère mieux. La solution : deux Gravol avalés et un dodo pour le reste de l’après-midi. 

Le soir venu, souper frugal à l’hôtel pour ménager mon système digestif. À table, Pascal en profite pour nous mettre à jour sur le travail accompli en atelier aujourd’hui et sur l’ordre du jour pour le lendemain.

Plus tard, je rédige un autre article pour mon blogue et je me couche. 
Demain, le départ se fait à 7 h 30, bonne nuit ! 

(9) Mon voyage en Afrique avec la Fédération canadienne des municipalités

Aujourd’hui dimanche 5 octobre 2014, tout est fermé ou presque, nous sommes en congé.

J’en profite pour faire la grasse matinée et reprendre mon retard avec mon blog et mes courriels. J’ai l’estomac fragile, je prends donc juste une soupe aux légumes pour dîner.









Le Centre culturel des artisanes

Pendant que Édith rencontre certaines personnes pour des projets, Aglaé et moi allons visiter le centre culturel où les artistes locaux exposent leurs œuvres.


C’est un endroit bien décoré avec des gros arbres, des trottoirs et des cases pour les artistes. Nous pouvons acheter des toiles peintes faite de batik, ou encore un collage avec de la ficelle, des sculptures sur bois d’ébène, cuivre ou bronze et des bijoux. Les artisanes n’y sont pas aujourd’hui, mais habituellement elles y vendent des tissus pour faire des boubous, des foulards et même des costumes prêts à porter. 




Si vous trouvez un bon tailleur...

Le tailleur occupe une place importante dans la société africaine, il fabrique une grande partie des vêtements portés par les Maliens et les Burkinabè. 

« Si vous trouvez un bon tailleur, il faut le garder! », comme dirait notre amie Aglaé.






Des Québécois en Afrique

La journée se déroule sans surprise, nous soupons au restaurant, pizza et un sorbet aux fruits exotiques. Résident du Burkina Faso depuis plus de 20 ans, le propriétaire français du restaurant connaît très bien notre coin du monde puisque sa fille habite Montréal. Je suis étonnée de rencontrer autant de gens qui habitaient Gatineau et le Québec avant de choisir l’Afrique comme nouvelle résidence.


Une très belle soirée pour notre équipe, demain le boulot recommence. Je suis au lit tôt, j’espère que demain ma digestion sera revenue à la normale.

mardi 14 octobre 2014

(8) Mon voyage en Afrique avec la Fédération canadienne des municipalités


Samedi 4 octobre, nous sommes prêts à partir à 7 h 30 de Bobo-Dioulasso

Le plan original était de prendre un vol interne d’une heure pour se rendre à la capitale Ouagadougou. Ce n’était pas prévu dans les astres puisque le vol est annulé. Nous prenons la route pour entamer 8 heures de trajet.

La route est tellement en mauvais état que nous devons réduire notre vitesse de 110 à 20 km et ceci sur de très grandes distances. 


C’est facile de voir que nous approchons d’un village parce que les gens marchent sur le bord de la grande route pour se rendre dans les petits marchés ou chez les commerçants locaux. 


Des chèvres, vaches, zébus, ânes et moutons sont dispersés à travers champs. Dans les villages, les poules, oies, canards et coqs circulent librement. 











Un pays d'abondance

Le Burkina Faso un pays d’abondance : les manguiers sauvages poussent partout et il y a beaucoup de bananiers, orangers, citronniers, ainsi que des noix de cajous, arachides, noix de coco et café pour en nommer que quelques un.


La Tabaski, fête musulmane comme notre Noë

Aujourd’hui, ce n’est pas un samedi pas comme les autres. C’est la Tabaski, une fête musulmane équivalente à notre Noël. Ici, les peuples chrétiens et islamistes cohabitent paisiblement et on y trouve même plusieurs mariages combinés. 

La fête est symbole de foi en Dieu qui avait demandé à Abraham de tuer son fils unique en signe de foi. Mais Dieu a reconnu la foi du père et du fils et en récompense, un mouton fut immolé. Chaque année à la Tabaski, on sacrifie le mouton en souvenir de cette histoire. 

Maintenant, vous comprenez pourquoi les marchés offraient tant de moutons. Nous croisons sur notre chemin des gens vêtues de leurs plus beaux habits en route pour la mosquée. Une cérémonie de prière est organisée pour cette journée dans tous les villages. Après la prière, tous, famille, amis et voisins sont invités à partager le mouton.


Crème solaire et lunettes au pays du soleil

L’Afrique, c’est aussi le pays du soleil qui plombe du matin au soir, le mercure grimpe au-delà de 30°C et l’humidité est accablante. Dans l’auto, nous gardons les fenêtres fermées, l’air climatisée ronronne jusqu’à notre arrivée à Ouagadougou, ville tentaculaire avec plus de 2 millions d’habitants. Malgré tout, elle semble mieux organisée que Bamako, on y voit des édifices à étages multiples et plus de rues pavées. Nous arrivons finalement à l’hôtel vers 14 h pour le déjeuner et un premier vrai repos depuis notre départ du Québec le 26 septembre.

En soirée, je déguste un poisson grillé à la Brésilienne avec frites qui, malheureusement, reviendra me hanter pour les deux prochains jours

Dodo tôt, demain je prendrai du Gravol ! Bonne nuit.