mercredi 11 novembre 2015

Combien de temps pour s'ajuster ? Le besoin d'un quartier universitaire.

«Plus de 2 600 étudiants de l’Outaouais s’inscrivent chaque année dans des établissements d’enseignement supérieur d’Ottawa, notamment parce que plusieurs programmes ne sont pas offerts à Gatineau» déclarait l’ACESO en 2011. Elle déclarait aussi qu’«en 2010, l’UQO comptait respectivement 38 et 65 programmes de moins que les universités desservant le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Mauricie».

Comment avoir une vision identitaire, gatinoise et québécoise, alors que nous laissons les autres villes ontariennes et québécoises stimuler et instruire une partie importante de notre relève ?   Ce sera en positionnant Gatineau dans l’économie du savoir, en mettant un frein à l’exode de nos étudiants vers les autres villes et provinces et en créant un sentiment d’appartenance chez les étudiants et diplômés de Gatineau.
La nécessité et même l’urgence d’un quartier universitaire est donc cruciale pour le développement à moyen et à long terme de notre Ville. J’ai expérimenté personnellement les effets de cet exode quelques années passées, lorsque ma fille de 17 ans est allée étudier à Québec. Pourquoi une mère laisserait-elle sa fille, mineure, dans une ville qui se situe à 5 heures de route du foyer maternel? Pour les études naturellement. Oui, mais nous avons des écoles ici.
Quartier étudiant vu par une mère en visite
Il faut tout de même beaucoup de vision et de tolérance pour être une ville hôte à cette clientèle étudiante. Il s’agit d’un groupe de résidents immigrants qui s’approprient très rapidement les rues, les restaurants, le système de transport en commun ainsi que les bars. Ici à Gatineau, on manque de tout ça. Que font les jeunes étudiants à Gatineau? À Québec, ils sortent au Star Bar tous les soirs de la semaine, sauf le dimanche et le lundi. Ils magasinent les boutiques Simons, H&M, Gap et Esprit. Ils mangent sur la Grande Allée et font la fête sur les Plaines. Plus important encore, ils le font en autobus à toutes les heures de la journée et ce, sans Rapibus.
La ville semble accepter les boites de nuits, la musique, le bruit et les foules. L’appartement à ma fille se situe à proximité du fameux Star Bar sur le chemin Ste-Foy. Je me suis fais réveiller par les conversations et les cris de joie des jeunes festoyant à 3h00 du matin! J’en ai profité pour observer l’attitude de la ville face à cette délinquance. Les patrouilles policières ont circulé dans les rues du secteur pour 1 heure, pour faire acte de présence et minimiser les méfaits. Rien de spectaculaire à raconter; la foule s’est dispersée tranquillement et je suis retournée me coucher. Le tout apporte sûrement des problèmes, mais les jeunes sont notre futur et les autres villes en ont plus que leur part.
Où en sommes-nous à Gatineau? Ville délaissée en matière de programmes d’étude, regroupée avec Ottawa lorsque l’on parle de région étudiante, en manque de vision pour cette clientèle dans la planification globale de la ville et dans le PPU du centre-ville. Il nous faut donc une vision à long terme qui considère la variété citoyenne. Il faut également beaucoup de communication entre le conseil, ainsi qu’un travail d’équipe avec les organismes et commerces du centre villes! Je reviens donc à ma question initiale, celle qui vient du cœur d’une mère, combien de temps pour s’ajuster au départ de nos enfants ? La solution que je propose comme élue est un quartier étudiants avec des services orientés vers les besoins de la jeunesse.

Sylvie Goneau

mardi 20 octobre 2015

Ne laissons pas au hasard le futur de Guertin


 
 Lundi le 19 octobre 2015 - Pourquoi le projet Guertin est-il relégué à quelques groupes sans appel d’offre ? Parce que la résolution votée à majorité en juin dernier l’impose. Deux seuls projets sont sur la table maintenant. Ce sont ceux qui répondent aux critères du maire de Gatineau.

 

Donc, pourquoi un comité?

Premièrement parce qu’il n’y a pas de vision claire et d’objectifs globaux définis pour ce projet d’importance.  Le projet a changé au fil du temps et nous, élus, n’avons jamais revu la mission et les nouveaux objectifs que nous voulons offrir à nos citoyens. Est-ce que la construction de plusieurs glaces répond aux besoins ciblés dans l’étude de Planifika? Avons-nous un réel besoin pour un centre de spectacles à 4000 sièges?  D’ailleurs, nous avons encore une étude qui n’a pas été divulguée et partagée aux élus à ce sujet…

Combien de millions sommes-nous prêts à investir pour le domicile des Olympiques? 

Nous avons en main un grand nombre d’études.  Plus de cinq millions de dollars en travaux de recherche et d’analyse ont jusqu’à présent été investis pour le projet de Guertin.  Des investissements qui sont sur le point d’être jetés par la fenêtre si le site Guertin n’est pas considéré ni retenu pour ce projet.

À mon avis, la prochaine étape consiste à élaborer, avec les élus, une vision claire et des objectifs définis pour la ville de Gatineau, pour ses citoyens et nos futurs partenaires.  Il serait très maladroit de laisser des intervenants externes nous proposer leur vision des besoins pour nos citoyens. Nous devons d’abord élaborer une  liste d’objectifs, tant financiers que des besoins en arénas et en temps de glace pour la population de Gatineau. Cette liste nous permettra de dresser des critères d’évaluation pour les projets déposés.

Aréna Guertin sur le site actuel à Gatineau (Source: La Presse)
Deuxièmement, il est impératif que le site où siège l’aréna Guertin actuel fasse l’objet d’une analyse approfondie de sa capacité de développement et de son potentiel économique au profit de la ville. Ce site est un actif économique avec un très grand potentiel puisqu’il se trouve à un endroit central et névralgique dans le redéveloppement et la revitalisation du centre-ville.  L’évaluation de la valeur et du potentiel du site Guertin, jumelée aux études existantes pour définir nos besoins, constituent ainsi une des premières actions à prendre pour nous doter d’un plan d’action bien défini.

Troisièmement, il faut statuer sur l’entité qui prendra en charge le leadership du projet, de l’approche, des échéanciers et des budgets.   Un comité indépendant, composé d’élus et qui se rapporte à l’ensemble du conseil, dont le mandat serait de mettre en place des critères d’évaluations pour les projets reçus doit encadrer ce processus.  Si ce comité juge que les projets déposés ne rencontrent pas tous les objectifs fixés, ce dernier pourrait développer une nouvelle appel d’offre qui reflète les nouvelles orientations et les nouveaux besoins qui auront été définis.  Comme élue, je ne suis pas prête à accepter un projet de rechange ni un projet partiel.   

Je cherche plutôt un projet bien structuré qui tient compte de tous les éléments suivants :   les nouveaux impératifs stratégiques, les nouveaux objectifs financiers et économiques, l’ensemble des priorités identifiées dans les études économiques et de faisabilité, et de l’ensemble des besoins et des priorités de la communauté.

Suite à notre réunion à huis clos sur le sujet de Guertin, il m’apparait encore plus urgent de mettre un comité indépendant sur pied. Il est inacceptable de se retrouver sans objectifs précis et sans documents pour évaluer les retombées économiques et financières des propositions. Il nous faut chercher à voir quelles propositions répondent le mieux aux besoins que nous aurons identifiés. 
Faute de vision, nous sommes sur le point de remettre les clés à un groupe sans avoir de critères, d’objectifs ou même de vote sur ce que nous recherchons pour notre ville.

Source: Radio Canada
Voulons-nous un édifice signature?  Le futur centre sera-t-il dans le secteur Gatineau, ou dans le district du Plateau, ou dans le secteur Aylmer ou encore sur le terrain du Golf Tecumseh? Est-ce que nos besoins sont d’une glace, deux glaces, ou quatre glaces? Voulons-nous une glace commerciale pour des retombées de taxes foncières ou seulement des glaces communautaires sans aucune retombées financières pour la ville? Voulons-nous que des commerces y soient intégrés pour agir comme levier en activité économique et en retombées de taxes? Voulons-nous un site comme le secteur Lansdowne à Ottawa ou un projet comme le complexe Bell à Laval?

Ensemble, élus municipaux, services de la ville et partenaires éventuels, nous avons une opportunité de préciser notre projet afin de regrouper tous nos intérêts et maximiser le potentiel des offres de nos futurs partenaires et soumissionnaires. 

En tant que leader, la communauté s’attend que nous lui offrions la juste valeur d’un projet aussi emblématique que Guertin.  Cette décision est déterminante pour nous tous. Ne faisons pas fausse route avec un projet de rechange, partiel et qui ne tient pas compte des besoins collectifs et des études.

Prenons le temps de bien planifier le futur de Guertin pour les 50 prochaines années et ce, au bénéfice de tous les citoyens et citoyennes de Gatineau.

Sylvie Goneau
Conseillère du district de Bellevue

mardi 29 septembre 2015

Discours - Croisière Outaouais




Discours prononcé lors de la conférence de presse de Croisières Outaouais.

Le Mardi, 29 septembre 215 - I am really pleased to be here today.  The city of Gatineau is proud to see that both the cities of Ottawa and Gatineau are finally talking and sharing and today we are celebrating the success of  a Gatineau entreprise  that is actually uniting both cities with a tourist attraction that will impact our economic development. What great news!


Nous sommes ici pour célébrer un nouveau chapitre pour une entreprise Gatinoise, qui prend de l’expansion et qui fera rayonner la ville avec une offre touristique élargie moderne et écologique. Les cours d’eau sont au cœur de notre ville, de notre région et les Croisières de l’Outaouais ont fait une mission de mettre en valeur cette richesse naturelle.  La semaine dernière à la Chambre de Commerce j’étais présente pour le 40e anniversaire d’une entreprise Gatinoise et aujourd’hui je suis ici fièrement avec vous pour célébrer une entreprise familiale qui œuvre dans la région  depuis plus de  de 31 ans. Des histoires de réussites comme celles-là n’arrivent pas par magie! Non, elles ne sont possibles qu’avec le travail acharné d’entrepreneurs visionnaires, courageux et déterminés  Vous connaissez tous les épreuves que M.Taillefert a dû traverser pour être ici aujourd’hui.  Je tiens à le féliciter pour sa persévérance et sa conviction.  Le développement économique est l’affaire de tous et nous pouvons dire avec assurance que Croisière Outaouais à fait sa part.  M. Piché du DECLDG, qui  a travaillé avec M. Taillefert sur son projet  me disait dernièrement : » C’est toujours une bonne nouvelle lorsqu’une entreprise prend de l’expansion.  C’est bon signe et c’est bon au niveau du développement économique pour la région.  Une entreprise d’expérience qui renaît avec une nouvelle offre de service. »


Je vous remercie encore une fois de m’avoir invitée et toutes nos félicitations à notre  capitaine pour avoir maintenu le cap vers un horizon prometteur qui sera sûrement profitable à tous les niveaux pour la population de Gatineau.

La conseillère Sylvie Goneau
https://www.facebook.com/SylvieGoneauGatineau/

jeudi 27 août 2015

Des micros réseaux utilitaires : moyens durables de transport


Le 25 août 2015, le conseil municipal de Gatineau a voté pour un comité de transport et j’en suis très fière.  Je considère que le travail que j’avais débuté en 2009 est finalement accompli.  Il était facile pour moi de constater cette lacune à Gatineau suite à mon travail pour la ville d’Ottawa et, plus précisément, pour le conseiller municipal qui présidait ce même conseil pour notre ville voisine. 

C’est avec intérêt et en connaissance de cause que j’ai toujours pris part aux discussions sur le vélo et les transports actifs dans notre ville. L’ancien conseil ne s’était jamais vraiment montré favorable à un tel comité, mais l’arrivée de 12 nouveaux élus a fait en sorte que Gatineau s’est finalement doté d’un comité s’y affectant.

J’avais personnellement fait la demande auprès du maire, lors de notre rencontre sur les comités et commissions, de mettre sur pied une commission des transports.  Le maire a préféré remettre le dossier à une autre personne et je suis toute à fait à l’aise avec son choix. Autrement, j’aurais voté contre. Je suis confiante que mes collègues les conseillers Champagne, Carrière et Duggan veilleront à mettre sur pied des actions concrètes pour améliorer nos réseaux de transport actif.

Pendant mes vacances, je me suis intéressée au succès des modèles scandinaves. Il s’avère que ces succès sont attribuables à la proximité entre les lieux de résidence des travailleurs et  celui de leur travail (ce qui n’est vraiment pas le cas pour la ville de Gatineau). Pour cette raison, il faut s'assurer de développer des micros réseaux  utilitaires qui répondent bien aux personnes qui voyagent du centre-ville aux édifices fédéraux, des employés des centres hospitaliers, des travailleurs qui demeurent à proximité des grandes entreprises. Il nous faut prioriser les réseaux scolaires et travailler en collaboration avec Loisirs Outaouais, qui a déjà des ententes et des initiatives en place avec certaines écoles primaires (dont l'école l’Escalade dans mon district). De plus, il prime de répondre aux demandes des étudiants, comme c’est le cas de ceux de la polyvalente Nicolas-Gatineau. Cela nous assurera un succès immédiat et créera de facto des saines habitudes de vie dès l'enfance et l'adolescence.

Un article du journal Le Droit de 2013 évoque l’ancienneté de ma position sur le sujet: «Je le répète et je le revendique depuis 2009, clame Mme Goneau. Ce comité est nécessaire. Il faut un endroit où nous pourrons aborder toutes les questions concernant, par exemple, le transport en commun, le vélo, l'automobile, les piétons, le stationnement et le déneigement. Ce sont tous des éléments qui sont reliés.» L’article complet est disponible sur ce lien : http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/ville-de-gatineau/201311/15/01-4711053-goneau-veut-un-comite-des-transports.php.

Nous devons aussi nous assurer d'inclure tous les aspects au travail du nouveau coordonnateur. Sa description de tâche relève beaucoup d’éléments touchant le vélo comme mode de transport, mais ne place pas suffisamment l'emphase sur les autres modes de déplacements durables. Le piéton, le vélo, le segway, les plateformes robotisées (qui font leur apparition sur les rues des grandes villes), les triporteurs et quadriporteurs, pour n’en nommer que quelques-uns, sont tous des moyens qui méritent une attention de la part d’un coordonnateur des transports.

Le dernier élément que l'on devrait retrouver est l'arrimage, la combinaison de ces modes de transport. Dans les déplacements des travailleurs, il faut tenir compte des distances en auto, des transferts d’autobus, des taxis, sans oublier les vélos en location et les distances comblées en tant que piétons.

Somme toute, une bonne nouvelle pour la ville, qui fait un pas en bonne direction. Bon travail tout le monde!
 
Sur le même sujet :
 



 

mardi 30 juin 2015

Nos municipalités au cœur du débat pendant les élections fédérales 2015

Au début du mois de juin 2015, près de 2 000 maires et dirigeants municipaux représentant petites et grandes municipalités de partout au Canada se sont réunis et ont demandé d’une seule voix un débat des chefs fédéraux portant sur les enjeux qui touchent les Canadiens dans leur vie quotidienne.

Accédez au document fort pertinent de la Fédération canadienne des municipalités

« Miser sur les municipalités - Feuille de route pour des villes et des collectivités fortes » On y explique comment « Les villes et les collectivités canadiennes sont des moteurs d’innovation et de croissance » et qui propose, entre autres, des solutions municipales pour la création d’emplois et la croissance à l’échelle locale.

Des enjeux locaux et à portée nationale ont été discutés
  • La création d’emplois
  • L’accès au logement abordable
  • La réduction des émissions de gaz à effet de serre
  • La sécurité de nos collectivités. 

Pourquoi? Parce qu’ils sont communs aux villes et collectivités d’un bout à l’autre du pays, et que la force du Canada se définit par celle de nos municipalités.

En tant que 3e vice-présidente de la FCM, je joins ma voix à celle des maires de tout le Canada pour demander aux chefs des partis de consacrer un débat sur les moyens pour optimiser la collaboration entre le gouvernement municipal et le fédéral ainsi que nos enjeux communs.


















De par sa proximité avec la Capitale nationale, il est plus qu’indispensable que Gatineau prenne position sur les enjeux fédéraux que la Fédération canadienne des municipalités défend au nom de tous les Canadiens.

Pour une économie florissante, il faut un débat

Nous souhaitons élever nos familles dans des quartiers sûrs et dynamiques. Nous voulons une économie florissante et créatrice d’emplois de qualité. Nous croyons que tous méritent un toit au-dessus de leur tête, un environnement sain, une eau potable propre et des baignades sécuritaires pour nos enfants pendant les vacances d’été. 



En outre, nous savons que notre pays peut être un acteur de premier plan sur la scène internationale pour pouvoir profiter de liens à l’échelle mondiale. Nous croyons que tous ces objectifs transcendent les lignes partisanes et justifient un débat sur les moyens de les concrétiser.


















On veut connaître la vision des partis

Les élections fédérales de cet automne seront âprement disputées. Dès lors, j’aimerais que chacun des chefs de partis fédéraux partage sa vision pour nos villes et nos collectivités, advenant son élection comme premier ministre. 
  1. Comment leur gouvernement travaillerait-il avec les municipalités pour créer des emplois et stimuler la croissance économique?
  2. Comment s’attaquerait-il aux défis du changement climatique, des échanges commerciaux, des investissements? 
  3. Comment collaborerait-il avec Gatineau pour en faire un endroit plus vert? 
  4. Comment participera-t-il aux mises à niveau de nos infrastructures désuètes, de nos installations pour eaux usées, de nos infrastructures pour le transport en commun?
Gatineau doit être au centre de leurs préoccupations

Tout cela revêt une importance primordiale pour Gatineau. Il est plus que jamais temps de prendre notre place comme ville face au gouvernement fédéral. C’est pour cette raison que je déposerai une résolution d’appui à la FCM au prochain conseil municipal pour qu’un débat sur ces enjeux, ceux de tous les Gatinois, soit tenu avant les prochaines élections fédérales de cet automne.

Les collectivités d’aujourd’hui sont le Canada de demain. Le débat commence ici – dans les endroits où vivent, travaillent, jouent et rêvent les gens. Des endroits où l’on peut exploiter pleinement le potentiel de notre pays.

J’aimerais vous inviter fortement à signer la pétition Fier de vivre ici pour favoriser l’essor économique de notre ville.